INTRODUCTION
L’histoire se déroule au milieu de l’époque d’Edo, entre les 18 et 19e siècles. À cette époque de nombreux artistes sont privés de leur liberté par le gouvernement shogounal.
Mais un homme prend son pinceau pour résister à la tyrannie et changer le monde. Cet homme, c’est le peintre génial Katsushika Hokusai.
À une époque où l’espérance de vie n’était que de 40 ans, Hokusai a continué à tenir son pinceau jusqu’au jour de sa mort à l’âge de 90 ans. C’est à 70 ans que cet homme indomptable a la révélation qui lui permet de dessiner sa plus grande œuvre, ses fameuses « Trente-six vues du mont Fuji ». La fameuse « vague » représentée sur l’une de ces estampes va influencer de nombreux peintres à travers le monde tels que Manet, Monet, Van Gogh, Gauguin, et même le compositeur Claude Debussy. Aujourd’hui, 200 ans après sa création, quel est donc le véritable sens de cette « fameuse vague » qui n’a rien perdu de son éclat et continue à fasciner les foules ?
La réponse à cette énigme réside dans l’histoire trop peu connue de cet homme indomptable qui s’est battu toute sa vie pour sa liberté. *Le dessin de la fameuse vague de Katsushika Hokusai, connue dans le monde entier et issu de l’estampe des « Trente-six vues du mont Fuji » intitulée « La Grande Vague de Kanagawa » a été adoptée pour illustrer les nouveaux passeports japonais délivrés à partir de 2020 et pour les nouveaux billets de banque japonais qui seront émis en 2024.
STORY
Dans un recoin d’Edo, ville à la riche culture populaire, un peintre sans le sou vivait dans l’obscurité. Son nom : Katsukawa Shunro, le futur Katsushika Hokusai.
Son insolence lui vaudra d’être expulsé par le maître sous la direction duquel il apprenait l’art de l’estampe, et de vivre un certain temps sans un sou pour se nourrir. Mais un évènement changea bientôt sa vie. Ses talents cachés furent en effet découverts par Tsutaya Juzaburo, un éditeur d’estampes génial à l’origine du succès des peintres Utamaro et Sharaku.
Grâce à l’appui de Juzaburo, Hokusai qui a pris conscience de « l’essence du dessin » put faire épanouir son génie. Il produisit ainsi les unes après les autres des œuvres révolutionnaires inimitables et devint du jour au lendemain un peintre très populaire. Sa vision fantastique du monde conquit en un instant la ville d’Edo. Ceci permit d’accélérer le développement de la culture populaire, mais lui acquit progressivement l’hostilité du gouvernement shogounal…
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